Apprentissage : quels intérêts pour l’entreprise ?

Apprentissage : quels intérêts pour l’entreprise ?

Notre webinaire sur la Réforme de la Formation Professionnelle s’est tenu le 24 juin 2019. Il était animé par Jean-Pierre Willems. Ce dernier a offert un décryptage des impacts qui découlent de cette réforme et comment tirer profit des opportunités qu’offre celle-ci. Alternance et apprentissage constituent des voies d’excellence même s’il s’avère difficile à la fois pour les entreprises et les apprentis de trouver les possibilités afin de répondre à leurs différents besoins. La nouvelle réforme a pour ambition de développer l’apprentissage à travers plusieurs mesures.

Jean pierre Willems fait ressortir que la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage présente quatre intérêts pour les entreprises.

Revoir la politique d’alternance

À partir du moment où l’apprentissage devient un champ ouvert, les entreprises peuvent se poser la question de revoir ou pas leur politique d’alternance et comment arbitrer entre contrats d’apprentissage et contrats de professionnalisation. Il y a la possibilité de faire potentiellement plus d’apprentissage que précédemment ce qui constitue un avantage financier en plus d’une souplesse dans le contrat d’apprentissage. Le diagnostic sur cette question permettra à l’entreprise de voir dans la mesure où un contrat pro est diplômant s’il ne faut pas opter pour un contrat d’apprentissage plutôt.

Recruter sur des nouveaux métiers

L‘apprentissage est potentiellement aujourd’hui tous les titres et diplôme du RNCP, c’est-à-dire, huit à dix mille titres pour différents métiers. Concrètement, des métiers qui n’étaient pas accessibles dans le cadre de l’apprentissage, le deviennent. Ainsi, les entreprises peuvent regarder tous leurs flux de recrutement de jeunes de moins de 30 ans et s’il y a des recrutements de jeunes, notamment plus important sur certains métiers clés, la question peut se poser de recruter dans le cadre de l’apprentissage. 

La sous-traitance à un CFA

Il y a la possibilité de laisser à des centres de formation d’apprenti (CFA), quel que soit le métier préparé, de confier à l’entreprise tout ou partie de la formation. C’est une manière trèssimple peu formel, peu contraignante de rentrer dans l’apprentissage si l’entreprise dispose des capacités d’accueil et des ressources pour organiser des formations. L’entreprise peut s’associer avec son prestataire formation pour délivrer les parties de la formation qu’elle ne fait pas mais en prenant en charge une partie de la formation ça lui permet de personnaliser la formation en fonction des compétences dont elle a besoin. Il faut trouver le bon partenaire pour pouvoir conclure ce type de contrat et se mettre d’accord sur le deal financier.  

Si l’entreprise a les capacités de formation, elle peut également récupérer des financements pour développer des moyens de formation complètes pour l’emploi et ainsi faire bénéficier les autres salariés.

Devenir CFA

Une entreprise a la possibilité de devenir CFA si elle le souhaite et si les conditions sont réunies. Elle doit néanmoins se poser la question de savoir si c’est une bonne idée de choisir cette option. En deçà d’un certain volume d’apprentis il serait plus judiciable d’opter pour une sous-traitance avec un autre CFA.

Pour devenir CFA il faut respecter un certain nombre de condition :

Juridique et financier

  • Apprentissage dans les statuts
  • Comptabilité distincte
  • Conseil de perfectionnement

Qualité

  • Déclaration comme organisme de formation
  • Référencement qualité

Certification

  • Accord avec un certificateur
  • Préparation d’une certification « libre d’accès »

Exercice des missions d’un CFA

  • Référent handicap
  • Aide à l’insertion
  • Accompagnement social

Apprentissage : Un contrat assoupli

Le contrat d’apprentissage est un contrat assoupli ce qui constitue une opportunité pour les entreprises dans la mesure où beaucoup de contraintes ont été enlevées. D’abord, il y a la possibilité de rompre le contrat plus facilement en cas de difficultés pour l’entreprise et donc il y a moins de freins à recourir à ce type de contrat. Ensuite on peut moduler la durée du contrat d’apprentissage comme on le faisait pour le contrat pro en fonction des compétences des jeunes.

La possibilité de conclure un contrat d’apprentissage jusqu’à 30 ans peut permettre de considérer une option qui peut être revisitée : s’il y a sur certains métiers des jeunes déjà recrutés il y a quelques années, qui sont partant pour un parcours d’évolution ou atteindre un niveau supérieur de qualification, l’entreprise peut suspendre le CDI et conclure un contrat d’apprentissage et reprendre le CDI après. Il y a pour le jeune la garantie de préserver son emploi et faire une formation diplômante gratuite et pour l’entreprise, la possibilité de faire financer le coût de la formation alors que les fonds pour les plans de formation pour les entreprises de plus de 50 salariés sont réduits drastiquement.

Enfin, les possibilités en termes d’organisation sur l’apprentissage sont sans précédent avec entre autres la possibilité de faire une alternance et de faire du distanciel, y compris à 100% si on le souhaite. Il y a là une plasticité des contrats ainsi que dans les conditions de leur exécution.

Tension prévisible sur le recrutement des jeunes

Il est à noter cependant qu’il n’y aura pas, dès la rentrée de septembre 2019, une offre d’apprentissage démultipliée. Elle va croître au fur et à mesure que les projets se mettent en place. Ce sera davantage le cas en 2020 et encore plus en 2021. L’offre à disposition des jeunes va être élargie et cela risque paradoxalement d’aggraver le manque de main d’œuvre sur certains métiers.

Il est à noter cependant qu’il n’y aura pas, dès la rentrée de septembre 2019, une offre d’apprentissage démultipliée. Elle va croître au fur et à mesure que les projets se mettent en place. Ce sera davantage le cas en 2020 et encore plus en 2021. L’offre à disposition des jeunes va être élargie et cela risque paradoxalement d’aggraver le manque de main d’œuvre sur certains métiers.

Des questions financières à trancher

Il reste des questions financières qui ne pourront être réglées que pendant l’été parce que nous ne disposons pas encore des textes sur les déductions possibles par l’entreprise de ces versements aux écoles ou CFA dans le cadre de partenariats ou des déductions possibles qu’elle pourra faire pour ses dépenses directes de formation au cas où elles recruteraient des apprentis. Difficile, donc, de faire une simulation en termes de modèle économique car il n’y a pas l’intégralité des paramètres et il faudra faire des études à ce sujet à la rentrée pour voir si on arrive à un équilibre budgétaire.

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