Reverse mentoring : les seniors apprennent des juniors !

Pédagogie

Le reverse mentoring ou le mentorat inversé est un nouveau concept qui consiste à affecter un jeune mentor débutant à un collaborateur expérimenté, plutôt qu’un mentor expérimenté à un jeune salarié. Il s’agit d’une opportunité de formation en entreprise car cet échange de compétences est un nouveau pilier de l’accompagnement des collaborateurs. Accompagner les seniors à l’ère du digital, du numérique et du big data – ce sont là les missions des formateurs juniors !

LES POINTS ESSENTIELS

  • Jack Welch est à l’origine du mentorat inversé
  • Les missions des formateurs juniors sont d’accompagner les seniors à l’ère du digital, du numérique et du big data
  • Un mentorat inversé réussi repose sur un partenariat efficace
  • Il s’agit d’identifier les bons partenaires avec qui définir des objectifs clairs
  • Il s’agit aussi d’optimiser les compétences en communication avec tact et patience pour enfin mesurer les progrès
  • Le reverse mentoring développe des compétences, de nouvelles perspectives et responsabilise
  • Il améliore aussi la communication intergénérationnelle
  • Chez MyConnecting, nous proposons une pédagogie adaptée pour vous accompagner à l’ère du digital

L’émergence du reverse mentoring  

Nous sommes en 1999. C’est l’arrivée de l’Internet. Jack Welch, ancien CEO de General Electric, demande à 500 de ses exécutifs de se trouver un jeune mentor pour comprendre l’utilisation d’email, de feuilles de calculs Excel, etc., et invente donc le concept du mentorat inversé.  

Aujourd’hui, ce même esprit est présent non seulement dans le monde du travail mais aussi dans d’autres sphères de la vie notamment lorsque les juniors enseignent l’utilisation de médias sociaux ou d’applications mobiles aux seniors. Il s’agit d’aider les seniors à s’adapter aux stratégies de sensibilisation digitale. 

Certaines entreprises cherchent à faire former leurs experts seniors à des technologies émergentes, comme les médias sociaux notamment, par des juniors, a priori plus utilisateurs de ces technologies. De nombreuses entreprises ont déjà adopté le reverse mentoring, telles que le groupe Orange, qui a affecté un jeune salarié à chaque membre du comité exécutif. Il en est de même pour le groupe Danone, IBM, SNCF et bien d’autres. 

Cette démarche est idéale pour aider la transformation digitale. 

En quoi consiste le reverse mentoring ? 

Il s’agit d’une pédagogie qui décloisonne les disciplines et fait circuler les connaissances en interne. L’essor de la digitalisation, l’évolution de l’éducation, les nouveaux dispositifs comme les MOOCs, les Twictées et la pédagogie inversée font désormais partie des universités et des entreprises. 

Le principe du mentorat inversé c’est quand dans une entreprise “une jeune personne utilise son savoir sur les technologies pour coacher un collègue senior dans ses pratiques” (traduction, Baily, 2009 : 112). 

Émerge alors une relation entre les seniors de la génération des Boomers et les Millennials ou génération Y, d’après la dénomination de Neil Howe et William Strauss. La génération née entre 1980 et 2001 dispose d’outils technologiques, d’une flexibilité dans le travail, a une vision du futur et veut avancer d’un pas rapide. Cette génération est en quête de méritocratie et pense que l’avancement professionnel est basé sur des performances professionnelles et non sur les années de travail comme le veut le modèle traditionnel. 

Comment s’opère donc ce dispositif et comment cette pédagogie de « mentorat inversé » permet-elle d’articuler les différences entre les générations ? 

Reverse mentoring : Composer des binômes gagnants  

Un mentorat inversé réussi repose sur un partenariat efficace. Une atmosphère où règne une alchimie entre les deux participants se crée. Mais comment composer des binômes gagnants ?  

 1. Identifier les bons partenaires 

Lors du reverse mentoring, il est primordial que le partenaire choisi possède les compétences et connaissances dont recherche un senior. Il peut s’agir d’une personne de l’extérieur qui possède différentes expériences de travail et de vie. Un respect mutuel entre le senior et le junior va refléter ainsi l’efficacité du reverse mentoring.   

2. Définir des objectifs et des attentes clairs 

Il est aussi important de définir quels sont les objectifs et attentes à tirer du reverse mentoring. Cela demande un engagement équilibré, une notion des compétences et connaissances qui doivent être acquises ainsi qu’une valeur ajoutée lors de l’apprentissage. Quelle seront donc la fréquence et la durée pour le binôme pour atteindre ces objectifs ? 

3. Optimiser les compétences de communication 

Communiquer avec une personne d’une autre génération n’est chose facile. Les enfants de la mondialisation et des nouvelles technologies doivent s’ouvrir aux différences et s’adapter aux seniors. C’est à eux de trouver les bonnes techniques pour enseigner l’utilisation d’e-mail, de messagerie instantanée, de téléphone et de contact personnel. 

4. Tact, patience et ouverture d’esprit 

Le binôme doit travailler en équipe, chacun peut tirer profit de l’autre, dans le plus grand respect qui soit. Des compétences indispensables telles que la patience, le respect et la qualité d’écoute vont définir la réussite du mentorat inversé. La confiance doit cimenter l’efficacité dès le départ car l’inversion du mentorat amène les acteurs à pousser l’autre en dehors de sa zone de confort et essayer de nouvelles façons de penser, de travailler et d’être. 

5. Mesurer les progrès 

Afin d’évaluer les progrès accomplis, il est nécessaire de débriefer la relation et les acquisitions régulièrement, mais aussi de revoir la progression. 

Lorsque le mentorat est utilisé à bon escient, il présente trois atouts : 

  • Il corrige le déficit de compétences des deux parties. Les seniors apprennent les médias sociaux grâce aux jeunes collaborateurs qui leur apprennent les pratiques de leur secteur d’activité. 
  •  Il développe la capacité d’agir de nouveaux talents, et renforce les compétences des managers séniors. 
  •  Il permet de développer une nouvelle façon de penser. Les relations de mentorat décloisonnent et ouvrent de nouvelles perspectives de collaboration par la relation. 

Comment tirer profit du reverse mentoring ? 

Selon Matt Starcevich, directeur général du centre d’encadrement et de mentorat de Bartlesville, en Oklahoma, le mentorat inversé présente des avantages considérables à une entreprise. Il est ressorti d’une étude effectuée l’an dernier par cette société que 41 % des répondants avaient recours au mentorat inversé pour diffuser les connaissances techniques et que 26 % des répondants demandaient à leurs plus jeunes employés d’aider les cadres à « rajeunir » leur perspective. 

Quels sont les avantages du reverse mentoring ?  

Développement des compétences 

Le reverse mentoring est un outil qui permet aux générations plus âgées de développer leur expertise technique?et leur compétence digitale. C’est l’objectif principal. Parce que deux générations vont communiquer à travers cette formation, une meilleure proximité permet de mieux comprendre le rôle, les missions et les tâches de chacun. L’information circule dans les deux sens. 

Amélioration de la communication intergénérationnelle  

Le mentorat inversé permet de combler les écarts entre les générations compte tenu des problèmes de communication qui surviennent souvent entre les générations baby-boomers/X et la génération Y. Cette démarche permet une compréhension entre les deux parties, les problèmes de relation intergénérationnelle s’estompent, de ce fait.  

Développement de nouvelles perspectives 

Un nouveau réseau se met en place et les échanges sont plus fluides lorsque le mentorat inversé est terminé. Ce dispositif assure la compréhension des tendances de l’industrie et une cohérence dans les pratiques. Il renforce aussi la compréhension interculturelle dans une main d’œuvre de plus en plus diversifiée et crée subséquemment une ouverture à de nouvelles idées et à de nouvelles perspectives. 

Développement de la responsabilisation 

Enfin, les jeunes générations seront immédiatement responsabilisées avec ce type de démarche. Un jeune mentor doit d’emblée endosser la responsabilisation de former une autre personne mais peut aussi être confronté à des dirigeants au sein de son entreprise. Il reconnaît ses points forts, se gagne en maturité et en compréhension des différents mécanismes et peut ainsi se préparer à assumer des rôles de leadership dans un avenir proche. La relève est assurée !  

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L'auteur
Rana Ramjaun
Responsable des contenus web chez MyConnecting, je partage mon expertise autour de sujets en lien avec la formation professionnelle et le développement des compétences.

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