Formation des salariés et chômeurs : investissement massif

Financement

Le Premier ministre a dévoilé le contenu du nouveau plan compétences à 1,4 milliard d’euros, visant notamment à lutter contre le chômage de longue durée.

Guillemet gauche

Jean Castex,
Premier ministre

« Nous allons investir massivement dans la formation des salariés et des chômeurs  »

Guillemet droite

Tout miser sur la formation. Voilà un des points forts à retenir du nouveau plan d’investissement dans les compétences, dévoilé par le Premier ministre, Jean Castex, d’abord dans le journal Les Echos , et détaillé ce lundi 27 septembre. Il a mis en exergue « la situation paradoxale » d’avoir des entreprises « qui ne parviennent pas à recruter » et « chômeurs qui ne parviennent pas à retrouver un emploi ».

Ce plan vise à la fois à renforcer la formation à destination des salariés et celle des 5,927 millions de chômeurs de catégorie A, B ou C. « L’objectif est de former 1,4 million de demandeurs d’emploi en 2022 », a notamment fait valoir Jean Castex. 

Livre blanc

Principales mesures annoncées

Former les salariés et les demandeurs d’emploi pour répondre aux besoins immédiats des entreprises.

Faciliter les transitions professionnelles, afin de prévenir le risque de déclassement ou l’entrée dans un chômage de longue durée et également de contribuer à la compétitivité des entreprises.

Orienter les demandeurs d’emploi et les salariés en reconversion vers les métiers porteurs.

Un budget de 1,4 milliard d’euros :

  • 600 millions consacrés à la formation des salariés, notamment des PME
  • 560 millions consacrés à la formation des demandeurs d’emploi dont les demandeurs d’emploi de longue durée
  • 240 millions de prime à l’embauche en contrat de professionnalisation pour les demandeurs d’emploi de longue durée

Investissement massif dans la formation des salariés et demandeurs d’emploi

Ce plan consiste à investir massivement dans la formation des salariés et des demandeurs d’emploi. Et ce, dès 2021 et 2022. Les crédits d’urgence non utilisés pendant la crise sanitaire, au projet de loi de finances pour 2022 et au fonds national pour l’emploi (FNE), soit un budget de 1,4 milliard d’euros, vont être débloqués pour financer ce plan :

  • Formation des salariés : 600 millions d’euros
  • Formation des demandeurs d’emploi (dont ceux de longue durée) : 800 millions

Objectif : former 1,4 million de demandeurs d’emploi en 2022 grâce à ce plan.

Accent mis sur la formation des salariés des PME

En ce qu’il s’agit de la formation des salariés, les efforts financiers seront dirigés en grande partie vers les salariés des petites et moyennes entreprises (PME), notamment celles de 50 à 300 salariés. Pour rappel, les PME n’ont plus accès aux « fonds mutualisés » de la formation professionnelle et afin de lutter contre les tensions de recrutement, le gouvernement prévoit de rendre à nouveau éligibles ces PME aux fonds mutualisés.

Financement de la mesure : FNE

Objectif : former 350.000 salariés des PME supplémentaires l’an prochain (300.000 formations courtes de 40 heures en moyenne et 50.000 formations longues de 400 heures en moyenne)

Reconversion professionnelle : réforme du dispositif « Transco »

Le gouvernement entend aussi favoriser les reconversions professionnelles grâce au dispositif des « transitions collectives », qui vise à permettre à des salariés dont l’emploi est menacé de se tourner vers des métiers qui recrutent.

Dispositif lancé début 2021, il « a tardé à décoller » selon le Premier ministre, et doit notamment être simplifié pour être plus accessible aux PME. Il pourra aussi être utilisé dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective (RCC).

Pour les chômeurs

Dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC), lancé au début du quinquennat, 560 millions d’euros supplémentaires seront alloués à la formation de 1,4 million de demandeurs d’emploi en 2022.

Le gouvernement entend redoubler d’efforts en faveur des formations des demandeurs d’emploi. L’idée est de permettre de financer de nouvelles actions « ciblées vers les métiers en tension, largement basées sur la formation en entreprise, en situation de travail, qui présente les taux de retour à l’emploi les plus importants (jusqu’à 85 %) ». Les formations « s’adresseront à l’ensemble des demandeurs d’emploi, quel que soit leur niveau de qualification ».

Pour les chômeurs de longue durée

Pour accompagner plus spécifiquement les demandeurs d’emploi de longue durée le gouvernement compte sur des actions de « remobilisation » et une aide à l’embauche.

Ainsi, 240 millions d’euros seront mobilisés pour étendre les aides à l’embauche de 8 000 € dans le cadre des contrats de professionnalisation. Ces aides seront étendues sur toute l’année 2022. La ministre du Travail, Élisabeth Borne, a affirmé que l’« objectif est d’augmenter d’un tiers le nombre de ces contrats signés avec des demandeurs d’emploi de longue durée ».

Pôle emploi s’engage également à recontacter tous les demandeurs d’emploi de longue durée d’ici fin 2021 et les orienter vers les nouvelles mesures du plan.

L'auteur
Rana Ramjaun
Responsable des contenus web chez MyConnecting, je partage mon expertise autour de sujets en lien avec la formation professionnelle et le développement des compétences.

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